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1 (1845)
Entstehung
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93
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DES ORDRES RELIGIEUX.

de Ciudad-Rodrigo, elle y prit plus tard le voile, avec une de ses sœurs.Mais désirant suivre plus à la rigueur la règle de saint Augustin quellene le voyait faire dans ce monastère, elle se concerta avec un saint reli-gieux du même ordre, et avec dautres religieuses ferventes, pour formerune nouvelle association, lon fit profession dune plus grande régula-rité (les Augustines déchaussées nexistaient pas encore). Cette affaireréussit au gré de toutes ces personnes pieuses. On leur procura une maisonà Eybar, dans le Guipuscoa, et elles allèrent y établir le premier couventdes religieuses Augustines de la Récolteclion, en 1005. La mère Marianneen fut nommée supérieure, et cette nouvelle congrégation fut approuvéepar Paul Y.

Bientôt toute lEspagne fut instruite de la vie angélique que menaientles religieuses dEybar, et la supérieure fut sollicitée détablir de pareillesmaisons à Médina del Campo, à Valladolid et à Placentia.

La reine dEspagne, Marguerite d'Autriche, voulut procurer un établis-sement pareil à la ville de Madrid, et elle y appela pour cela la mèreMarianne Mançanedo. La maison que la reine fit construire dans la capi-tale, pour le nouvel ordre, fut des plus magnifiques, et coûta cinq ansde travaux.

Enfin les religieuses de la Récolleclion en prirent possession en 1GIG.Plusieurs filles de la première noblesse y prirent le voile, et cette maisonfut très-richement dotée.

Saint François dAssise, outre les deux ordres quil avait fondés, lunpour les hommes, et lautre pour les femmes, en avait établi un troisième,quon appela le tiers-ordre. R était institué pour les personnes engagéesdans le monde, dans quelque état que ce fut. Ces personnes navaient quàpratiquer quelques bonnes œuvres, qui leur étaient prescrites, et qui neles empêchaient pas de vaquer à leurs affaires. Moyennant 1observationdune règle bien simple, qui leur était tracée, elles formaient entre ellesune espèce de congrégation, et avaient part aux indulgences que les sou-verains pontifes avaient attachées à cette profession. Ce lien religieuxunissait entre eux les individus qui étaient du tiers-ordre, et donnait plusde force encore à la charité qui doit réunir tous les chrétiens.

Cet exemple fut suivi par dautres ordres religieux, entre autres parles Auguslins, qui avaient aussi leur tiers-ordre. Les frères et sœurs quien faisaient partie navaient que quelques prières bien courtes à réciter