DES ORDRES RELIGIEUX.
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cien chœur des religieux, derrière l’autel. Au moment de l’élévation, lejeune ministre tirait un cordon : le tabernacle s’ouvrait, et le public rece-vait la bénédiction, sans que les autorités d’alors pussent accuser lescatholiques de se servir du ministère d’un prêtre réfractaire (1).
Saint Thomas de Villeneuve, archevêque de Valence, en Espagne, saintNicolas de Tolentin et saint Jean Facond, étaient Augustins. Parmi leshommes célèbres que cet ordre a produits, on cite le cardinal Noris, au-teur de YHistoire Pélagienne, Padoue, 1673, et le P. Lupus (2), né àYpres, à qui on doit plusieurs ouvrages utiles, et qui fut honoré de l’es-time particulière du pape Alexandre VII et du grand-duc de Toscane,Cosme III de Médicis.
(1) Cette épitliète, qui désignait seulement un prêtre qui n’avait pas fait le serment à la con-stitution, dite civile, du clergé, avait une merveilleuse résonnance aux oreilles du peuple quine la comprenait pas. Un prêtre ainsi désigné n’était rien moins qu’un ennemi public, unanimal furieux qu’il fallait fuir, comme dit Horace: Fœnum habet in cornu, longe fuge(Sat. i, v. 55). Tous les prêtres catholiques de Bruxelles étaient alors cachés, ou déportés,quand on pouvait les prendre.
(2) Le P. Lupus, dont le vrai nom était Wolff, a fait lui-même son épitaphe, où, soitpar plaisanterie, soit par humilité, il se qualifie de nomine reque Lupus (Loup de nom etd’effet).