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1 (1845)
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78
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HISTOIRE ET COSTUMES

7S

ments dans le Limousin, le Périgord et enfin dans le diocèse de Chartres.Ce dernier fut le fruit dune conversion qui était son ouvrage.

Cétait celle de Bertrade de Montfo'rt, qui avait quitté son mari,Foulques, comte dAnjou, pour épouser le roi Philippe P r . Après la mortde ce prince, elle sétait retirée au château de Haute-Bruyère, à huit lieuesde Paris, et cest que, par les exhortations de Robert dArbrissel, elleconvertit son château en un couvent de lordre de Font-Evrauld, elleen prit elle-même lhabit pour réparer le scandale quelle avait donné duvivant du roi Philippe. Elle y mourut en 1 1 17, la même année que mourutRobert. On y lisait encore son épitaphe avant la révolution.

Avant de mourir, le saint fondateur nomma, pour supérieure généralede son ordre, Pétronille de Craon-Chemillé, qui navait été jusque- quela première abbesse de Font-Evrauld. Il mit son ordre sous la règle desaint Benoît, et ordonna dans ses statuts labstinence de la viande et lesilence continuel.

Le voile des religieuses devait toujours être baissé, de manière à leurcacher le visage. Les robes devaient être de létoffe la plus commune, sansapprêts et dune laine non teinte. Le dortoir était surveillé le jour par une, etla nuit par deux sœurs converses. Quand une religieuse était dangereusementmalade, on la transportait à léglise, pour y recevoir les derniers sacrements.

Quant aux religieux, ils faisaient loffice canonial entre eux, et navaientrien en propre. Ce qui restait de leur table était rendu aux religieuses,pour être par elles distribué aux pauvres. Aucune femme ne pouvait êtrereçue dans leur couvent. Ils ne pouvaient se mêler daucune affaire étran-gère à leur institut, être témoins ou cautions pour personne. Les provi-sions de bouche, largent provenant des fermiers étaient exclusivementtenus par les religieuses. Les religieux ne pouvaient admettre personne àla profession. Ce droit nappartenait quà labbesse.

Cet ordre était le seul les ténèbres se chantaient à minuit, les troisderniers jours de la semaine sainte, suivant lancien usage.

Enfin le B. Robert mourut au couvent dOrsan, dans le diocèse deBourges, le 25 février 1117, et son corps fut transporté à Font-Evrauld, lon vit à ses obsèques l'archevêque de Bourges, qui prononça sonoraison funèbre, celui de Tours, lévêque dAngers, le comte dAnjou etplusieurs seigneurs de la plus grande distinction. Son cœur resta aux reli-gieuses dOrsan.