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1 (1845)
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HISTOIRE ET COSTUMES

son, dom Sarrazin, y introduisit la réforme et lui rendit sa premièresplendeur.

Il était à Arras, en 1530. Il fut présenté, à lâge de dix-sept ans, àlabbé de Saint-Waast, qui le reçut et lenvoya achever ses études à Paris.De Paris, il vint à Louvain, il étudia la théologie et reçut la prêtrise.Aussitôt son abbé, qui connaissait son mérite, lui accorda toute sa con-fiance, et le revêtit de plusieurs emplois, dans lesquels il montra des ta-lents extraordinaires.

Cétait le temps les nouvelles opinions mettaient en feu la France etles Pays-Bas. Les sectaires prenaient tant dempire à Arras, que lévêquede cette ville fut obligé de se sauver avec un grand nombre de catholiques,et laissa à dom Sarrazin, avec le titre de vicaire général, le soin de main-tenir son diocèse dans la vraie foi. En même temps, labbé de Saint-Waastétant mort, dom Sarrazin se trouva seul dans Arras pour tenir tête auxhérétiques. Ils le mirent en prison, lui firent souffrir toutes sortes demauvais traitements, et il ne put recouvrer -sa liberté quau prix detoute largenterie de son monastère, quil fut obligé denvoyer au prince*dOrange, le chef et lappui des factieux.

Son zèle fut récompensé par sa nomination à la dignité dabbé de Saint-Waast, et peu après, il fut fait, en 1576, archevêque de Cambrai. Ilmourut à Bruxelles en 159S.

Labbaye de Saint-Waast était une des plus régulières des Pays-Bas.Elle possédait à Douai et à Paris des collèges, elle envoyait les jeunesmoines faire leurs études. Lhabillement des religieux consistait, dans lamaison et au chœur, en une longue robe noire, et par-dessus un grandfroc, qui pendait jusquaux talons, une aumusse noire, quils portaient enforme détole, et un bonnet carré à trois cornes, avec un petit collet; horsde la maison, ils étaient habillés à peu près comme las prêtres séculiers.

Avant la révolution de 1789, ils avaient commencé à bâtir une nouvelleéglise qui a été achevée depuis, et est aujourdhui la cathédrale dArras.

Les plus célèbres congrégations qui sortirent de lordre de saint Benoîtont été les Camaldules, en Italie; en France, celle de Cîteaux, celle deCluny, ensuite celles de Saint-Vannes et de Saint-Maur. Les plus riches ab-bayes de France étaient de cette dernière, qui comprenait les abbayes deSaint-Denis, de Saint-Germain-des-Prés à Paris, de Corbie, de Marmou-tiers près de Tours, de Fécamp en Normandie, etc. Les moines de Saint-