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1 (1845)
Entstehung
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CONGRÉGATIONS DE BÉNÉDICTINS.

Moins admirateur que les moines de lOrient de la vie contemplative,saint Benoît recommande plus queux le travail des mains. « Quelques-» uns des moines dOrient avaient bien essayé dintroduire le travail dans» leur vie; mais la tentative navait jamais été générale, ni suivie. Ce fut» la grande révolution que fit saint Benoît dans linstitut monastique; il y» introduisit le travail manuel, lagriculture. Les moines bénédictins ont» été les défricheurs de lEurope ; ils lont défrichée en grand, en associant» lagriculture à la prédication. Une colonie, un essaim de moines, peu» nombreux dabord, se transportaient dans des lieux incultes, ou à peu» près, souvent au milieu dune population païenne, en Germanie, par» exemple, en Bretagne, et, missionnaires et laboureurs à la fois, ils» accomplissaient leur double tâche, souvent avec autant de péril que de». fatigue. » (Guizot , Cours dhistoire moderne.)

Après le travail, ce que recommande le plus saint Benoît à ses moines,cest labnégation, et lobéissance sans réserve aux supérieurs. Mais enprescrivant la soumission à labbé, il veut que celui-ci nentreprenne riendimportant sans consulter tous ses frères, en ajoutant que Dieu révèlesouvent au plus jeune ce qui vaut le mieux. Au reste, cette règle nor-donne pas de grandes austérités : elle est très-douce, et enjoint aux supé-rieurs de nexiger des moines rien qui soit au-dessus de leurs forces : « de» manière quà tout prendre, dit lauteur que nous venons de citer, je ne» doute pas que les frères, renfermés dans lintérieur dun monastère, ny» fussent gouvernés par une autorité plus raisonnable, et dune manière» moins dure, quils ne leussent été dans la société civile. »

Nous avons déjà dit que saint Benoît termina sa vie, lan 545, à lâgede soixante-trois ans. Mais il navait plus auprès de lui, pour lui fermerles yeux, ses deux disciples bien-aimés, Maur et Placide. Il avait envoyé