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1 (1845)
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HISTOIRE ET COSTUMES

arrivant en Sicile. Rien cependant négale la vénération quon a, dans toutlOrient, pour les caloyers du mont Athos. Les Turcs mêmes viennent serecommander à leurs prières. Leurs églises sont très-belles. On vient defort loin les visiter, et leurs maisons servent de noviciat à tous ceux quiaspirent aux dignités éminentes de lÉglise grecque.

Les Russes ayant embrassé la foi chrétienne, vers lan 989, daprèslexemple de leur grand-duc Wlodomir, ou Wolodimer, qui permit à desmissionnaires grecs lentrée de ses États, lordre de saint Rasile y pénétraen même temps, et sétendit dans toutes les provinces dépendantes dugrand-duc. Les Polonais conquirent dans la suite une partie de ces pro-vinces, telles que la Russie Planche et la Russie Rouge, formant aujour-dhui les gouvernements de Smolensk, de Polotsk, de Kief, etc., et yaccordèrent une pleine liberté aux religieux grecs quils y trouvèrent,quoiquils fussent schismatiques. Cependant, vers lan 1594, larchevêquegrec de Iviovie, métropolitain de tous les Grecs établis en Pologne, sétantréuni à lÉglise romaine, engagea tous les moines grecs de sa dépendanceà suivre son exemple. Ces nouveaux convertis essuyèrent néanmoins quel-ques persécutions de la part des Grecs opposés à la réunion, qui ne futconsommée que vers lan 1645, par le zèle de Joseph Rueski, archevêquede Polotsk, un des plus ardents apôtres du catholicisme, après en avoirété le plus violent ennemi. Cest alors que le pape Urbain VIII fonda, àRome, un collège pour cette nation. Ces moines en ont encore un à Olmutzet à Wilna. Cest de ces collèges que lon tire les évêques de la mêmenation. Ils font loffice en langue sclavonne, mais en suivant le rit grec. Ily a aussi un évêque grec à Lemberg, dans la Gallicie; de manière que cetteville se trouve avoir trois évêques, un grec, un latin et un arménien.

Lordre de saint Rasile avait pénétré en Italie, bien antérieurement audixième siècle; car une inscription placée au-dessus de la porte des reli-gieuses de Campo-Marzo, à Rome, marque quelles sy étaient réfugiées, dela Grèce, en 760. Il y a un grand nombre de monastères grecs, tant dansle royaume de Naples quen Sicile. On croit même que saint Renoît, quivivait dans le sixième siècle, suivait la règle de saint Rasile, avant davoircomposé la sienne.

Les monastères grecs dItalie sétant relâchés, Grégoire XIII les ré-forma en 1575. A Rome, dans la Calabre et en Sicile, les moines grecssuivent en partie le rit grec, et en partie, le rit latin.