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1 (1845)
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HISTOIRE ET COSTUMES

De Constantinople, Basile alla à Athènes, qui était toujours la patrie deléloquence et des talents. Cétait quon venait de toutes parts, comme àla source du bon goût, puiser cette urbanité et cette délicatesse attiquequi distinguaient la cité de Périclès.

Basile avait vingt-trois ans lorsquil arriva à Athènes. Il y trouva unjeune homme quil avait déjà connu à Césarée, et avec qui il se lia duneamitié qui dura toute leur vie. Cétait saint Grégoire de Nazianze, aussipieux, aussi studieux que Basile ; ces deux amis furent dès lors insépara-bles. Au milieu de cette foule de jeunes gens livrés à la dissipation et auxplaisirs, nos deux amis nétaient occupés que du désir de sinstruire et de sesanctifier. Grégoire nous dit lui-même quils ne connaissaient que deux ruesà Athènes, celle qui menait aux écoles publiques, et celle qui conduisait àléglise. Ils voyaient cependant quelques-uns de leurs camarades, maiscétaient ceux qui se distinguaient par leur modestie et la régularitéde leurs mœurs.

Basile ne resta que trois ans à Athènes, et revint dans sa patrie, ilouvrit une école déloquence, et suivit en même temps la carrière du bar-reau. Cétait alors le moyen de se faire connaître, et la voie pour parveniraux emplois.

Mais bientôt il néprouva plus que du dégoût pour le monde, et se sentitun vif attrait pour se donner entièrement à Dieu. Son ami, Grégoire deNazianze, et sa sœur Macrine, fortifièrent sa résolution, et il prit le partidembrasser létat monastique, au grand étonnement de Libanius, qui neconcevait pas comment il pouvait renoncer à la carrière brillante que sestalents semblaient lui promettre.

Son parti une fois pris, Basile voulut voir par lui-même commentvivaientles solitaires dont la réputation remplissait alors le monde chrétien,et sinstruire à leur école. En 357, il alla voyager en Syrie, dans la Méso-potamie et en Égypte, vivaient les plus parfaits modèles de la vie mo-nastique. Partout il fut édifié de leurs vertus. Il vit, avec des transportsdadmiration, des hommes étrangers à la terre quils habitaient, et ne sou-pirant quaprès le bonheur du ciel. Il apprit deux à se détacher de toutesles idées frivoles qui occupent le reste des hommes, et à navoir de désirsque pour les biens éternels.

Après avoir passé un an à visiter les solitaires de ces déserts, il revinten Cappadoce, son évêque lordonna lecteur. De, il se retira dans le