ORDRE DE SAINT BASILE.
Saint Basile, surnommé le Grand pour son profond savoir et sonéminente sainteté, naquit à Césarée (1), en Cappadoce, en 529. Deux deses frères, Grégoire, évêque de Nysse, Pierre, évêque de Sébaste, sa sœur,son père et sa mère, sont honorés comme saints, tant par l’Église grecqueque par l’Église latine. Son grand-père, dont le nom est inconnu, et sainteMacrine, son aïeule, vivaient du temps des persécutions, et avaient étéobligés d’errer sept ans dans les bois pour en éviter les fureurs. Peu defamilles peuvent se vanter d’une pareille illustration.
Le jeune Basile, né avec une santé faible, fut envoyé, dans son enfance,à sa grand’mère, qui demeurait à la campagne, près de Néoeésarée, dansle Pont.
Macrine inspira à son petit-fils les sentiments de religion qui l’animaientelle-même. « Je n’ai jamais oublié, disait-il lui-même depuis, les fortes im-» pressions que faisaient sur son âme encore tendre les discours et les» exemples de cette sainte femme. »
Il perdit, fort jeune, son père, qui lui avait enseigné les premiers élé-ments de la littérature, et Basile fut renvoyé à Césarée, auprès de sa mère,pour y continuer ses études. Les progrès qu’il y fit furent si rapides, queles plus habiles maîtres de cette ville n’ayant plus rien à lui apprendre,ses parents l’envoyèrent à Constantinople, où il prit les leçons d’un fameuxrhéteur de cette époque, nommé Libanius. Ce professeur était païen, etjouissait néanmoins d’une grande considération auprès des empereurschrétiens. Libanius distingua Basile parmi ses disciples, et conserva tou-jours pour lui un attachement particulier.
(i) Aujourd’hui Kaisariéh de Caramanie, dans l’Analolie. Son arehevèipie passe immédiate-ment après le patriarche de Conslantinople.