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1 (1845)
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DES ORDRES RELIGIEUX. 7

Pacôme, de parents idolâtres, en 292, avait été, dans sa jeunesse,enrôlé dans les troupes du tyran Maximin, qui faisait, en Égypte, la guerreaux généraux de Constantin. Embarqué sur le Nil, avec une troupe de sescamarades, il arrive à Thèbes. Les chrétiens de cette ville, voyant que cesjeunes soldats étaient traités durement par leurs chefs, et quils manquaientde tout, sempressèrent de leur procurer, avec toute laffabilité et le zèlepossible, ce qui leur était nécessaire. Pacôme, qui était naturellement,bon, se sentit pénétré de reconnaissance pour ses bienfaiteurs, et appre-nant que cétaient des chrétiens, il éprouva un vif désir de partager lacroyance dhommes si dignes de tous ses respects.

Quand la guerre fut finie, et que Pacôme fut rendu à lui-même, il se mitau nombre des catéchumènes, et, peu après, reçut le baptême.

Cest alors quil alla se mettre sous la conduite de Palémon, qui luienseigna toutes les pratiques de la vie solitaire. De il passa dans le désertde Tabenne, sur les bords du Nil, plusieurs disciples, parmi lesquelsse trouva un de ses frères, sétant joints à lui, il y construisit son premiermonastère, et donna une règle qui prescrivait le silence, le travail desmains, des jeûnes proportionnés aux forces de chacun, et la forme deshabits, qui ne consistaient quen une tunique sans manches, avec unepeau de chèvre sur les épaules.

Sa réputation lui attira un grand nombre de disciples. Il leur bâtit sixautres monastères dans la Thébaïde, et se trouva bientôt à la tête de plu-sieurs milliers de moines. Il reçut à Tabenne, en 553, la visite de saint Àtha-nase. En 548, la peste affligea ses monastères, et lui enleva une centainede religieux. Lui-même en fut atteint , et en mourut à cinquante-sept ans.

Lordre de saint Pacôme sid>sista dans lOrient jusquau onzième siècle,mais insensiblement cet ordre se trouva confondu avec celui de saint An-toine; et cest ce dernier dont les Maronites et les Arméniens suiventencore aujourdhui la règle.

Deux peuplades habitent le mont Liban, dans lancienne Phénicie, lesDruses et les Maronites. Ces deux peuples sont à peu près indépendants,quoique entourés de pays soumis aux Turcs. Ils sont très-jaloux de leurliberté, quils savent dautant mieux conserver, quil serait difficile de venirles attaquer au milieu des rochers qui leur servent de boulevard. LesMaronites, dont le nom vient, selon quelques-uns, dun saint abbé, nomméMaroun ou Maron, qui vivait, au commencement du cinquième siècle,