CROIX DE JUILLET.
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marcher soixante mille soldats contre la ville insurgée. Abandonnée à sespropres forces, Lyon n’entreprit pas moins de se défendre : on éleva desretranchements, on donna le commandement au brave Précy, &, avec leseul secours d’une faible artillerie & d’une garde nationale peu nombreuse,elle repoussa longtemps les efforts des assiégeants. Enfin, découragés parla pénurie des vivres, les Lyonnais renoncèrent à la défense de leur mal-heureuse cité, après soixante jours de siège.
Collot d’Herbois & Couthon entrèrent alors dans la ville. D’après undécret de la Convention, ils en firent d’abord commencer la démolition,mais ils s’arrêtèrent bientôt, & on donna à la ville le nom de Communeaffranchie , qu’elle garda jusqu’au 7 oéfobre 1794, époque où un décretlui rendit sa première dénomination.
E11 1815, Louis XVIII, voulant récompenser le petit nombre de royalifiessurvivant au siège de Lyon de 1793, établit pour eux une croix spéciale àcôté de la Médaille des Volontaires , & qui se portait cependant à un rubancomplètement identique. La croix, à quatre branches émaillées blanc, can-tonnées de fleurs de lis, était d’argent. Le médaillon portait au centre ladate 1793, & en exergue, dans un cercle d’émail bleu, l’inscription : Siègede Lyon.
CROIX DE JUILLET.
(i83o.) (.)
La France en i83o a donné au monde un rare & noble speélacle, celuid’une révolution accomplie pour la défense des lois. La nomination duminiftôre Polignac (9 août 1829) par le roi Charles X fut regardée par lepays comme un défi à l’opinion publique ; son programme « plus de con-cessions, » & des nominations audacieusement impopulaires avaient mis lecomble au mécontentement qu’exprimait l'adresse des deux cent vingt &un députés, déclarant que le miniftère n’avait pas la confiance du pays(16 mars i83o).
( 1 ) Établie par une loi du
i3 décembre & ordonnance royale du 3o décembre.
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