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HISTOIRE DES ORDRES DE CHEVALERIE.
fait naître plus de juftes & légitimes ambitions. A ceux qui disent qu’on ladonne à tout le monde, qu’il suffit de la demander pour l’avoir, on peutrépondre hardiment : Ou’ils la demandent (i) ! — »
MONOGRAPHIES SPECIALES CONSULTÉES :
Légion d’honneur. — Grande chancellerie. — Extraits des sénatus-consultes, lois,jlatuts, etc., etc. Paris, 1808; in-8°. Pièce.
«
Ordre de la Légion d’honneur..., par Viton (de Saint-Allais). Paris, 1811:2 vol. in-4 0 .
État général de la Légion d’honneur depuis son origine... Paris, 1814; 2 vol. in-8°.
Observations sur la séance de la Chambre des Députés du 18 juin, par un membre dela Légion d’honneur ... Paris, 1819; in-8°. Pièce.
La Légion d’honneur en 1819, ou Réflexions sur l'organisation de l’ordre , lasituation politique & les opérations de la grande chancellerie... Paris, 1820; in-8°.Pièce.
Hifloire de la Légion d'honneur, par M. Saint-Maurice. Paris, i 833 ; in-8°.
Annales de la Légion d’honneur ; recueil mensuel des ordonnances de nominations,des états de services des membres de l’ordre ..., par Guyot de Fère & F. d’Olincourt.Paris, 1840; in-8°.
(1) La décoration conférée par l’État ou par le souverain eft l’objet de la plus haute& de la plus légitime ambition. Tout le monde la demande; cependant elle a étéquelquefois refusée, comme nous l’avons déjà vu. Voici deux exemples récents de refus depromotion dans l’ordre, adressés aux miniftres respectifs par deux hommes éminents :
i° L’amiral Charles Baudin, grand officier le 18 avril i 8 q 3 , fut promu grand-croix le 18 décembre 1848. Le 4 janvier suivant, il adressa au miniftre de la marineune lettre digne, mais hautaine, pour refuser la diftinètion qui lui était offerte « endes circonftances difficiles, & au moment où il ne voyait pas son pays occuper dansle monde la haute position qui lui était habituelle. » Le 16 mars 18 53 , l’amiralBaudin, satisfait sans doute alors de la « haute position » rendue à la France,accepta la dignité qui lui fut de nouveau offerte.
2 0 Un peintre illuftre, Arv Scheffer, officier le 24 juin 1 835 , refusa la croix decommandeur que lui conférait un décret du 23 août 1848 comme chef de bataillonde la garde nationale de la Seine.