LÉGION D’HONNEUR.
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« Sont actuellement grands-croix :
« i° Tous les miniftres (MM. Béhic, Duruy & de Moustier exceptés);
« 2° Les maréchaux & amiraux;
« 3° Quelques généraux de division & membres de l’Inltitut.
« L’Inffitut compte parmi ses membres onze grands-croix de la Légiond’honneur, au nombre desquels je puis citer MM. le duc de Broglie, Dumas,Guizot, de Ségur, de Montalivet, Duchâtel, etc.
« M. Haussmann, préfet de la Seine, eft grand-croix depuis l’inaugu-ration du boulevard du Prince-Eugène.
« Le plus ancien grand-croix date du 8 janvier 1831 ; c’elt le général ducde Mortemart. Le plus récent eft M. de Maupas, ancien préfet & mi-nistre de la police (27 décembre 1866) (1).
« Grands officiers. — Le nombre aétuel des grands officiers eft de295 (2).
« Sont aujourd’hui grands officiers :
« i° Les généraux de division & quelques généraux de brigade;
« 2 0 Les vice-amiraux & quelques contre-amiraux;
« 3° Cinq ou six préfets, des sénateurs, des ambassadeurs, dessavants, etc.
(1) Bien que le décret organique de l’ordre déclare que tout légionnaire français ne •peut passer à un grade supérieur sans avoir d’abord obtenu le grade intermédiaire, ileft quelquefois arrivé que des nominations à la plus haute dignité de l’ordre aientété faites, sans que les titulaires aient d’abord été nommés aux grades inférieurs, &cela dans des circonftances exceptionnelles & pour des services spéciaux. — J’enciterai deux exemples récents :
i° M. le duc de Morny, chevalier depuis le i 3 janvier 1837, fut élevé à la dignitéde grand-croix le 2 décembre i 852 , date d’inauguration du deuxième empire, sansavoir été nommé aux trois grades intermédiaires.
2 0 M. le duc Arrighi de Casanova de Padoue, sénateur, chevalier le 8 février t 85 o,
& officier le 9 août 1859, fut également élevé à la dignité de grand-croix le3 novembre 1859, à sa sortie du miniftère de l’intérieur, & sans avoir été nommécommandeur ni grand officier.
(2) Si les chiffres donnés se trouvent en désaccord avec l’effectif fixé, qu’ils dépassentde beaucoup, c’eft qu’il n’a pas encore été possible de les ramener au nombre exaètdéterminé par les décrets organiques de i 852 & 18 53 . On peut voir, par cet exemple,que le chiffre des grands officiers, fixé à deux cents, eft surélevé de quatre-vingt-quinzenominations, & qu’il ne pourra jamais être reftreint à la quantité voulue que par dosextinctions considérables & le peu de nominations nouvelles à faire.