Druckschrift 
Histoire des ordres de Chevalerie et des distinctions honoritiques en France
Entstehung
Seite
306
Einzelbild herunterladen
 

3o6

HISTOIRE DES ORDRES DE CHEVALERIE.

Art. XVIII. Les établissements formés à Paris, à Bordeaux & aux Loges, pourléducation des orphelines de la Légion dhonneur, sont supprimés.

Art.. XIX. Notre chancelier de la Légion dhonneur réglera le mode & lépoque desréunions & suppressions ordonnées par les deux articles ci-dessus, & nous rendra comptedes mesures dexécution quil aura prises pour les effeêfuer.

Art. XX. Le chancelier de la Légion dhonneur eft chargé de toutes les parties dad-miniftration de cette inftitution & du travail qui y eft relatif; il jouit des honneurs & desprérogatives attachés au grand cordon de cet ordre.

Art. XXL II sera établi près de notre chancelier de la Légion dhonneur un secrétairegénéral, qui aura la signature, en cas dabsence ou de maladie du chancelier de la Légiondhonneur.

Art. XXII. Les lois, décrets ou règlements qui ne sont pas abrogés ou modifiés par laprésente ordonnance continueront dêtre exécutés.

Au retour de lîle dElbe, Napoléon annula naturellement toutes lesnominations faites dans lordre par Louis XVIII, ainsi que les changementsintroduits dans les insignes & dans les règlements.

A la seconde Reflauration, Louis XVIII dut lutter contre son entou-rage &, en particulier, contre Chateaubriand, pour maintenir la Légiondhonneur (i). Dès son entrée sur le territoire français, à Bavay, il fit desnominations dans lordre & nomma, le 2 juillet 1815, à Roye, le maréchalMacdonald grand chancelier de la Légion dhonneur; toutefois, il annulales nominations faites pendant les Cent-Jours & que le gouvernement deLouis-Philippe rétablit.

Le 17 février & le 26 mars 1816, Louis XVIII rendit deux ordonnancesimportantes au sujet de lordre (2). En voici les principales dispositions :

Louis, etc., etc..

Jugeant indispensable de fixer les bases dadmission & davancement dans la Légion

(1) Ce que le gouvernement ne voulait pas faire, la noblesse émigrée y songea. Noustenons dun professeur honorable, & aujourdhui membre lui-même de la Légiondhonneur, lanecdote suivante, il joua un grand rôle. Quelques familles du faubourgSaint-Germain, en reconftituant leurs maisons, avaient eu lidée de prendre pour cochersdanciens soldats de lEmpire, quelles obligeaient à monter sur le siège avec la croixde la Légion dhonneur cousue à leur livrée. Quelques jeunes gens appartenant à lafédération parisienne , & parmi eux notre professeur, rencontrant une de ces voitures se trouvait une vieille marquise , couvrirent de boue lintérieur du véhicule &senfuirent. Le dégât & le scandale furent tels que lexemple de la douairière neutplus dimitateurs. Cet incident sauva peut-être linftitution, qui eût pu disparaîtresous le ridicule.

(2) La légitimité de cette dernière ordonnance a été fort conteftée.