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HISTOIRE DES ORDRES DE CHEVALERIE.
Art. XVIII. Les établissements formés à Paris, à Bordeaux & aux Loges, pourl’éducation des orphelines de la Légion d’honneur, sont supprimés.
Art.. XIX. Notre chancelier de la Légion d’honneur réglera le mode & l’époque desréunions & suppressions ordonnées par les deux articles ci-dessus, & nous rendra comptedes mesures d’exécution qu’il aura prises pour les effeêfuer.
Art. XX. Le chancelier de la Légion d’honneur eft chargé de toutes les parties d’ad-miniftration de cette inftitution & du travail qui y eft relatif; il jouit des honneurs & desprérogatives attachés au grand cordon de cet ordre.
Art. XXL II sera établi près de notre chancelier de la Légion d’honneur un secrétairegénéral, qui aura la signature, en cas d’absence ou de maladie du chancelier de la Légiond’honneur.
Art. XXII. Les lois, décrets ou règlements qui ne sont pas abrogés ou modifiés par laprésente ordonnance continueront d’être exécutés.
Au retour de l’île d’Elbe, Napoléon annula naturellement toutes lesnominations faites dans l’ordre par Louis XVIII, ainsi que les changementsintroduits dans les insignes & dans les règlements.
A la seconde Reflauration, Louis XVIII dut lutter contre son entou-rage &, en particulier, contre Chateaubriand, pour maintenir la Légiond’honneur (i). Dès son entrée sur le territoire français, à Bavay, il fit desnominations dans l’ordre & nomma, le 2 juillet 1815, à Roye, le maréchalMacdonald grand chancelier de la Légion d’honneur; toutefois, il annulales nominations faites pendant les Cent-Jours & que le gouvernement deLouis-Philippe rétablit.
Le 17 février & le 26 mars 1816, Louis XVIII rendit deux ordonnancesimportantes au sujet de l’ordre (2). En voici les principales dispositions :
Louis, etc., etc..
Jugeant indispensable de fixer les bases d’admission & d’avancement dans la Légion
(1) Ce que le gouvernement ne voulait pas faire, la noblesse émigrée y songea. Noustenons d’un professeur honorable, & aujourd’hui membre lui-même de la Légiond’honneur, l’anecdote suivante, où il joua un grand rôle. Quelques familles du faubourgSaint-Germain, en reconftituant leurs maisons, avaient eu l’idée de prendre pour cochersd’anciens soldats de l’Empire, qu’elles obligeaient à monter sur le siège avec la croixde la Légion d’honneur cousue à leur livrée. Quelques jeunes gens appartenant à lafédération parisienne , & parmi eux notre professeur, rencontrant une de ces voituresoù se trouvait une vieille marquise , couvrirent de boue l’intérieur du véhicule &s’enfuirent. Le dégât & le scandale furent tels que l’exemple de la douairière n’eutplus d’imitateurs. Cet incident sauva peut-être l’inftitution, qui eût pu disparaîtresous le ridicule.
(2) La légitimité de cette dernière ordonnance a été fort conteftée.