ORDRE DE LA MOUCHE A MIEL.
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ORDRE DE LA MOUCHE A MIEL.
(1703.)
Cet ordre n’eff pas beaucoup plus sérieux que le précédent & n’eut pasune durée plus longue. C’eft à un romancier d’un talent charmant & inépui-sable que nous emprunterons les détails de cette inftitution (1).
« L’ordre de la Mouche à Miel avait été fondé par madame la duchessedu Maine, à propos de cette devise empruntée à YAminte du Tasse, &qu’elle avait prise à l’occasion de son mariage : Piccola si ma fa puo gravile fente, devise que Malezieux, dans son éternel dévouement poétique pourla petite-lille du grand Condé avait traduite ainsi :
L’abeille, petit animal,
Fait de grandes blessures.Craignez son aiguillon fatal,Evitez ses piqûres.
Fuyez, si vous pouvez, les traitsQui partent de sa bouche,-Elle pique & s’envole après,
C’eft une fine mouche.
« Cet ordre, comme tous les autres, avait sa décoration, ses officiers,son grand maître : sa décoration était une médaille représentant d’un côtéune ruche, & de l’autre la reine des abeilles; cette médaille était suspendueà la boutonnière par un ruban citron, & tout chevalier devait en être décoréchaque fois qu’il venait à Sceaux. Ses officiers étaient Malezieux, Saint-Aulaire, l’abbé de Chaulieu & Saint-Genefl; son grand maître était madamedu Maine. Il se composait de trente-neuf membres & ne pouvait dépasserce nombre.
(1) Alexandre Dumas, Le Chevalier d'Harmental.