ORDRE DU SAINT-ESPRIT.
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« L’Infant Charles-Louis de Bourbon, aïeul du duc de Parme, 1816.
« Don Miguel, infant de Portugal, 1823.
« L’empereur de Russie, 1824.
« L’archiduc François, père de l’empereur d’Autriche. »
« L’ordre du Saint-Esprit, a dit avec raison un écrivain du Magasinpittoresque (1), n’a produit de grand que des luttes de vanité; il n’a rienlaissé de glorieux que les riches défroques aujourd’hui pendues aux mursdu Louvre dans le Musée des Souverains. Quant aux chevaliers dé-pouillés de leurs manteaux, l’hiffoire les connaît à peine. »
MUSÉE DES SOUVERAINS DU LOUVRE.
C’elt au Musée des Souverains qu’elt échue la meilleure part de l’héritagede l’ordre du Saint-Esprit. Il possède d’abord l’original des Statuts del’ordre du Saint-Esprit au Droit Désir ou du Nœud. Henri III le reçut enprésent de la seigneurie de Venise, quand il passa par cette ville à sonretour de Pologne. Ce livre, déjà remarquable par ses miniatures enlu-minées & dorées, précieux par son origine, a donc une importance hifto-rique particulière.
Voici dans la belle chambre de parade du Louvre, éclairée par desvitraux gothiques du seizième siècle, l’autel du Saint-Esprit, le prie-Dieu royal, &. le long de la muraille, les colfumes magnifiques desdignitaires de l’ordre. O11 éprouve une étrange impression, mélangée derespeét & de surprise, en faisant revivre par l'imagination les personnagesreprésentés dans le tableau de van Loo (2), en voyant en pensée, auxplaces occupées par eux autrefois, & sous ces coftumes qui étaient lesleurs, un roi de France & les plus nobles seigneurs de sa cour; & puis cerêve se dissipe, on ne voit plus que les places vides, des manteaux étalés,un autel dépouillé de ses ornements; autour de soi circule une foulebruyante, indifférente ou simplement curieuse. 11 y a là un contralfe qu’ileft impossible de ne pas sentir; il est fâcheux que le soin de mettre en
(1) Magasin pittoresque, année 1862.
(2) Voyez plus loin, Musée du Louvre, 324.
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