ORDRE DU SAINT-ESPRIT.
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plus de luftrc dans le monde que le refus que vous en faites, par un prin-cipe si généreux, vous en donne auprès de moi (1). »
Le duc de Bourbon, en 1724, fit signer à Louis XV une lifte « où ilfourra, dit Saint-Simon, le chien, le chat & le rat. »
Louis XVI, par décision du 2 février 1777, prescrivit un nouvel uniformepour les chevaliers, commandeurs, laïques & officiers. Par déclaration du8 juin 1783, il fixait à cent le nombre des titulaires français, sans compterle souverain & les princes du sang, & il réservait seulement six places auxétrangers tant souverains que simples particuliers.
La première promotion de l’ordre du Saint-Esprit ne permet pas deregarder cette inftitution comme une confrérie de Mignons. C’eft une asso-ciation toute politique, grands seigneurs, vieux capitaines ou diplomatesque le roi tâche d’enchaîner dans ses intérêts. Henri crut habile d’y placerdans une seconde promotion le duc de Guise lui-même, afin d’avoir prisesur lui par les serments prononcés le jour de la réception. Le duc Françoisd’Anjou, frère de Henri, à qui le traité de 1576 avait fait pour ainsi dire unroyaume dans le royaume, & qui, quoique brouillé avec les huguenots,était redoutable, sinon par sa capacité, du moins par sa situation, refusacet ordre pour ne pas se lier irrévocablement, en face des éventualitéspossibles.
Voici la lifte des prélats & des chevaliers nommés par Henri III le jourmême de la fondation de l’ordre.
Prélats : Charles de Bourbon, II e du nom, prince du sang, cardinal
archevêque de Rouen, légat d’Avignon.
Louis de Lorraine, cardinal de Guise, archevêque de Reims.
René de Birague, cardinal, évêque de Lavaur, chancelierde France.
Philippe de Lémoncourt, évêque d’Auxerre & de Châlons,depuis archevêque de Reims & cardinal.
Pierre de Gondi, cardinal, évêque de Paris.
Charles d’Escars, évêque & duc de Langres.
René de Daillon du Lucie, abbé de Chaftelliers, depuisévêque de Bayeux.
( 1 ) A. Feillet, Le premier Maréchal plébéien, Abraham Fabert. Paris, t 865 ; in-8 û .