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HISTOIRE DES ORDRES DE CHEVALERIE.
expliquent bien que la pensée de l’ordre chevaleresque n’eut pas derésultat. A peine quinze ans après, cette croisade était reprise par la maisonde Bourgogne, qui semblait vouloir se subftituer à la maison royale deFrance dans l’opinion publique; elle aboutit à la sanglante défaite de Nico-polis en i3g6, que Bajazet la Foudre fit éprouver à Sigismond de Hongrie& aux chrétiens venus en toute hâte sous la conduite de Jean de Nevers(depuis Jean sans Peur de Bourgogne;.
Un excellent article de ces ftatuts était celui par'lequel les chevaliers, aunombre de cent mille, devaient s’engager 1 à faire vœu de fidélité conjugale.Il eft trifte que cela soit demeuré à l’état de projet.
« Leur habit de guerre, dit Bar (i), était une tunique blanche qui cou-vrait leur armure jusqu’aux genoux, 8c dont les manches ne passaient pas lebiceps ; sur le devant de cette casaque était la croix de l’ordre, orlée d’orcomme celle du grand maître, mais chargée en cœur d’un écusson noir,au milieu duquel il y avait un agneau d’or. Leur casque à l’antique étaitcouvert d’un capuce rouge qui descendait sur les épaules, assez semblableà ceux que portent encore nos paysans. Il paraît qu’ils étaient armés de ladague avec l’épée. »
Nous ne croyons pas devoir nous occuper plus longuement d’un ordrequi n’a eu aucune exiftence réelle.
ORDRE DE L’HERMINE.
(.38i.)
Après les longs & sanglants démêlés des maisons de Montfort 8c deBlois, le duc de Bretagne, Jean IV, surnommé le Vaillant ou le Conqué-rant, étant demeuré maître paisible du duché, infiitua l’ordre de l’Herminepour consacrer sa viéloire, ainsi que pour célébrer sa réconciliation avecla EYance 8c le connétable Clisson en 1 38 1 .
(i) J.-Ch. Bar., Recueil des cojlumes des ordres religieux & militaires. Paris,6 vol.in-f 0 ; 1778.