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Histoire des ordres de Chevalerie et des distinctions honoritiques en France
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HISTOIRE DES ORDRES DE CHEVALERIE.

& subordonna le maître de Lhôpital de Montpellier à celui de Rome.Urbain VilI affranchit l'établissement de Montpellier de cette dépendance.

En 1439, Pie II avait supprimé la milice du Saint-Esprit. Dès lors il nyeut plus dans lordre aucun mélange de religieux & de laïques ; il demeurapurement régulier. Toutefois, Urbain VIII, en accordant à Olivier de laTerrade la qualité de général de lordre du Saint-Esprit, en France, créaen 1623 des chevaliers laïques & même mariés.

Tant de vicissitudes devinrent pour létablissement français une causede décadence. Un arrêt du mois de décembre 1672 déclara lordre duSaint-Esprit de Montpellier éteint de fait 8c supprimé de droit; tous lesbiens qui en dépendaient devaient être confisqués au profit de lordre deSaint-Lazare & des hospitaliers de Notre-Dame du Mont-Carmel.

Ce qui reliait de membres de lordre de Montpellier attaqua cette déci-sion, qui fut confirmée par deux arrêts du conseil dÉtat rendus en 1689N en 1690. Les chevaliers lésés proteftèrent de nouveau. Le roi fit exa-miner laffaire par des juges commis ad hoc , & une ordonnance de 1693annula les décisions précédentes. En conséquence, lordre du Saint-Espritde Montpellier fut purement & simplement rétabli.

De nouveaux troubles sélevèrent dans le sein même de linftitution àpropos de la grande maîtrise. U11 arrêt du 4 janvier 1708 y mit fin endéclarant lordre du Saint-Esprit purement religieux & soumis exclusi-vement à un grand maître régulier.

Enfin lordre séteignit de lui-même, ou, du moins, tomba dans unedécadence telle que le pape Clément XIII le joignit définitivement à celuide Saint-Lazare.

Lordre du Saint-Esprit avait pour armes, de sable à une croix dargentà douze pointes, N en chef un Saint-Esprit dargent en champ dor dansune nuée dazur.

« Les religieux de cet ordre, dit Hélyot (1), sont habillés comme lesecclésialliques; ils portent seulement une croix de toile blanche à douzepointes sur le côté gauche de leur soutane & de leur manteau, 8c lorsquilssont au chœur, ils ont, lété, un surplis avec une aumusse de drap noirdoublée de drap bleu, 8c sur le bleu une croix de lordre. Lhiver, ils ontun grand camail avec la chape noire doublée dune étoffe bleue, 8c les

(1) R. P. Hélyot, Hijloire de tous les ordres. (Paris, 1714-1719; 8 vol. in-4.)