ORDRE DU SAINT-SÉPULCRE.
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Louis XV & Louis XVI s’étaient successivement déclarés les protecteurs.
Lors de la reftauration, les chevaliers, représentés par le vice-amiral,comte Allemand, adminiftrateur général de l’ordre, & appuyés par le comted’Artois qui avait accepté la grande maîtrise de l’ordre français, sollici-tèrent de Louis XVIII la reconnaissance de leur ordre & le port desinsignes. Le roi, écoutant favorablement leurs vœux, confondit l’ordre avecXarchiconfrérie, qui comprenait : i° les archiconfrères résidant en France;2° les voyageurs palmiers (i); 3° les chevaliers reçus sur le tombeau deJésus-Chrift à Jérusalem par le Révérendissime Père gardien de la terresainte (19 août 1814).
L’ordre semblait devenir prospère lorsque parut au Moniteur (2) uneproteflation du Père gardien, prouvant la difiinéfion qui exiftait entrel’archiconfrérie du Saint-Sépulcre & l’ordre militaire du Saint-Sépulcre, &le roi se hâta de supprimer l’archiconfrérie en 1823, suppression renou-velée dans une inftruéfion du 24 mai 1824.
Le Père gardien du tombeau du Chrift a continué de conférer l’ordremilitaire, privilège qui fut confirmé par le pape Pie IX au patriarche deJérusalem, rétabli pour le gouvernement de son église suivant les disposi-tions arrêtées dans le concordat du 23 juillet 1847. Mais ce n’eftplus qu’unediftinclion honorifique dont le port efi interdit par la législation française.
La décoration consifte en une croix potencée d’or, émaillée de rouge &cantonnée de quatre croisettes semblables; elle s’attache à la boutonnièreavec un ruban noir. Les chevaliers qui ont fait le voyage de Jérusalempiquent en outre une plaque sur le côté gauche de l’habit.
« Pendant la semaine sainte, au mois de mars 1845, lorsque les insignesreliques de la Passion ont été exposées en l’église métropolitaine de Notre-Dame, & ont été rendues à la vénération des fidèles, une députation del’ordre du Saint-Sépulcre a été commise à la garde de la couronne d’épines& de la vraie croix, par monseigneur AfFre, archevêque de Paris, qui aensuite ordonné qu’à l’avenir les chevaliers du Saint-Sépulcre repren-draient leur banc & feraient leur service religieux à la Sainte-Chapelle, dèsque les saintes reliques y seraient transférées (3). »
1) C’eft-à-dire ceux qui avaient fait le voyage de Paleftine.
(2) 10 août 1822.
( 3 ) H. Gourdon de Genouillac, Diâionnaire hift. des ordres de Chevalerie. Paris,1860 ; in-12.