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Histoire des ordres de Chevalerie et des distinctions honoritiques en France
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HISTOIRE DES ORDRES DE CHEVALERIE.

de blanc, suspendue à un ruban noir moiré. Les Français ajoutaient unefleur de lis dor à chaque angle de la croix.

Le cri de guerre de lordre était : Saint-Jean ! Saint-Jean !

Létendard était de gueules à la croix dargent. Quelquefois, lautre faceprésentait les armes du grand maître brodées.

A peine les hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem étaient-ils établis,quil y eut aussi des hospitalières.

Agnès ou Alix, ayant fait le pèlerinage de la Palefline, créa à Jérusalemun hôpital pour les femmes malades sur le modèle de celui que Gérard Tuneavait inftitué, ou plutôt renouvelé, pour les hommes. Agnès fut naturelle-ment la supérieure de la maison, adopta pour elle 8c ses sœurs la règle deSaint-Auguftin & les flatuts de Gérard Tune, 8c prit la robe de laine noireavec la croix de toile blanche sur la poitrine.

Après que Jérusalem fut tombée de nouveau aux mains des musulmans, leshospitalières se dispersèrent dans lOccident. Les unes furent recueillies parHenri II en Angleterre, elles relièrent jusquà lépoque de Henri VIII.Les autres se réfugièrent en Aragon. Ces dernières portaient, au chœur, degrands manteaux 8c un sceptre dargent à la main.

Les établissements dhospitalières se multiplièrent en Espagne, en Italie,en Portugal, à Malte, en France. Dans ce pays, la principale maison futcelle de Beaulieu, fondée par les seigneurs de Thémines, vers 1120, dans leQuercy. Les religieuses se divisèrent entrois classes : Lies sœurs de jujiiee ;2 0 les sœurs cïoffice ; 3 ° les sœurs converses.

La grande prieure de Beaulieu portait, sur la poitrine 8c sur le côtégauche du manteau, la grande croix de toile blanche ; les sœurs ou cha-noinesses de juftice avaient une croix dor sur la poitrine, les autres, uneplus petite de toile blanche sur le cœur. Il a été queflion, en i 852 , de lesrétablir en Algérie pour aider à la colonisation du pays.

Une bulle de Pie IX, en date du 18 juillet 1854, modifie les règles rela-tives aux vœux dans lordre de Malte (1). Ceux qui veulent être admis parmiles chevaliers profès doivent dabord prononcer des vœux simples, seule-ment après avoir atteint leur seizième année, 8c enfin ne prononcer les vœux

(1) Le cardinal Ferretti obtint à cette époque le grand prieuré de Rome; en Autrichelarchiduc Maximilien (aujourdhui empereur du Mexique) ceignit lépée de GrandBailli. En Espagne, les chefs de la maison royale déposèrent solennellement la grand-croix de lordre sur le berceau du prince des Ahuries.