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HISTOIRE DES ORDRES DE CHEVALERIE.
pays de Galles & en Irlande; le chef de l’ordre en Écosse se fit protelfanten 1563 ^ & résigna ses biens entre les mains de la reine d’Écosse, enéchange d’une baronnie.
En 1780, la Bavière fut adjointe à la langue d’Angleterre. Le grandprieuré de Pologne (puis de Russie) dépendit d'abord d’elle & ensuite de lalangue d’Allemagne.
Le siège de la langue anglo-bavaroise était dans la paroisse de Clarkem-well (1) (Londres), qui encore aujourd’hui eft riche en monuments de lagrandeur des hospitaliers.
L’ordre possédait en Angleterre cinquante-trois commanderies & denombreuses possessions en Écosse & en Irlande (2).
Les chevaliers de la langue anglaise portaient, comme signe particulier, lelion & la licorne dans les cantonnements de la croix de Malte.
7 0 La langue $ Allemagne, dont le chef était grand bailli de l’ordre. Ellecomprenait les quatre grands prieurés d’Allemagne, de Bohême, de Hongrie& de Dacie.
Les chevaliers allemands avaient, comme signe particulier de leurlangue, la croix cantonnée d’aigles.
8° La langue de Caftille, dont le chef était grand chancelier de l’ordre.Elle comprenait trois grands prieurés : Caftille, Léon & Portugal. Le grandprieuré de Crato, bien qu’il fût sous le patronage du roi de Portugal, dé-pendait, en quelque sorte, de la langue de Caftille. Comme ceux de la langued’Aragon, les chevaliers de la langue de Caftille portaient, comme signeparticulier, les tours cantonnant la croix de l'ordre.
La seconde dignité de l’ordre, après celle des grands prieurs, était celledes baillis. Il y en avait de trois sortes : les baillis conventuels ou piliersdes auberges, les baillis capitulaires & les baillis de grâce, ou ad honores,inftitués par le pape, le grand maître ou le conseil complet. ,
Les grand’croix de l’ordre entraient dans le conseil ordinaire avec les
(1) Cromwell’s Hiftory of the Parish of Clarkeiwvel , qui contient une vue duPrieuré de la langue anglaise & de nombreux documents sur l’ordre.
(2) On peut encore voir aux murs de la Tour de Londres le grand étendard deSaint-Jean, ainsi que deux pièces d’artillerie d’un travail exquis. Ces pièces apparte-naient à l’ordre & furent prises sur la frégate la Sensible, une de celles qui, avecl’Orient , s’étaient emparées de Malte & avaient emporté beaucoup d’obiets apparte-nant à l’ordre. Malheureusement le plus grand nombre de ces curiosités périrentlorsque Nelson fit sauter l’Orient dans le Nil.