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HISTOIRE DES ORDRES DE CHEVALERIE,
vice-chancelier, d’un maître écuyer, d’un maître d’hôtel, d’un chambrier-major qui présentait la chemise au coucher, d’un sénéchal, d’un fauconnier,d’un capitaine des gardes, d’un maître-de la garde-robe, etc., etc. Tout celane l’empêchait pas de signer les aétes publics : Magifter humilis, paupe-rumque Jesn Chrijîi cufios . Autrefois les grands maîtres portaient labarbe & les cheveux longs. Ils avaient une robe noire en drap, serréeavec une ceinture à laquelle pendait une escarcelle. Au-dessus, ils por-taient une robe de velours noir à grandes manches, ouverte par devantsur la poitrine, & sur l’épaule gauche de cette robe de velours était lagrande croix de l’ordre en toile blanche, à huit pointes. Ils étaient coiffésd’un bonnet rond en velours ou en taffetas noir, avec six houppes de soieblanche & noire.
Le manteau de Gérard Tune était de laine noire avec une croix en toileblanche. Plus tard, les grands maîtres prirent le manteau de taffetas noir,où étaient représentés, en broderie de soie blanche & bleue, les quinzemyflères de la passion, & l’attachèrent avec des cordons houppés en soieblanche & noire. Le bâton de commandement était parsemé de petites croixde l’ordre.
Dans la suite, les grands maîtres se revêtirent d’un frac écarlate, avecun plaftron de soie blanche où se trouvait la grande croix. Puis enfin ilss’habillèrent suivant l’usage de leur nation, toujours en noir, avec unegrande croix en toile blanche, à huit pointes, sur la poitrine.
• Tous les biens que possédait un grand maître revenaient à l’ordre. L’und’eux, Jean d’Omédès, qui régna de 1 536 à 1 553, fit passer sous main à safamille toute sa fortune & ne laissa pas même à l’ordre de quoi payer sesfunérailles.
Les armes de l’ordre étaient de gueules à la croix d’argent; l’écu del’ordre était timbré d’une couronne fermée, sous laquelle on voyait lebonnet de soie noire des grands maîtres. La devise était Pro fide. L’écuétait couvert du manteau des grands maîtres.
L’ordre était partagé en huit langues :
i° La langue de Provence, tenant le premier rang à cause du fondateurGérard Tune, de Martigues, en Provence. Le chef de cette langue étaitgrand commandeur. Elle comprenait les deux grands prieurés de Saint-Gilles & de Toulouse, & le bailliage de Manosque, avec quatre-vingt-deuxcommanderies.