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HISTOIRE DES ORDRES DE CHEVALERIE.
n’eft pas confiante, suivant les auteurs anciens; les uns disent qu’ellecouvrait tout le corps, les autres, qu’elle était ample & large & qu'on laresserrait avec une ceinture.
Ce coftume changea peu; sous la République & l'Empire, les auteurs quiparlent des chevaliers ou des divisions de la société à Rome nous en ontlaissé le même portrait, la tunique et l’anneau d'or.
LA CHEVALERIE EN ORIENT.
CONSTANTIN.
Si l’on examine attentivement la Chevalerie romaine & les marques d’hon-neur accordées depuis l’origine de la royauté à Rome, l’on rencontre unecertaine analogie entre ces créations & celles du moyen âge; colliersd’abord, étendards des légions ensuite. Cette ressemblance, si elle exillaitseulement là, ne serait pas une preuve que la Chevalerie du moyen âgea été copiée sur la Chevalerie romaine; mais l’on rencontre, outre cela,toute une série de coutumes que le moyen âge a complètement empruntéesà cette civilisation pompeuse & théâtrale, de telle sorte qu’on peut sanscrainte avancer que toutes ces inftitutions brillantes sont l’œuvre desRomains passant par l’Orient. Là elles prennent un certain cachet de gran-deur, & nous arrivent recouvertes ensuite de ces pieuses & grandes légendeschrétiennes, où chaque vertu trouve son modèle, & tout beau sentimentson origine.
A la chute de l’Empire romain, toutes les inftitutions chevaleresques pas-sèrent en Orient; l’organisation des légions subit certaines modifications, Nl’on accola aux titres adoptés pour désigner des fondions supérieures desnoms de divinités. Ces noms, qui sentaient l’encens, la puissance, la richesseou la magnificence, donnaient à l’homme je ne sais quoi qui le rapprochaitdu Créateur.
Le moyen âge s’eft formé de légendes chrétiennes et de croyances fortes;néanmoins, la plupart de ses inftitutions n’étaient pas neuves; il les a faitrevivre d’époques antérieures; mais, en se les appropriant, il en a transformé