Druckschrift 
Théâtre complet de J. Racine
Entstehung
Seite
616
Einzelbild herunterladen
 

016

ATHALIE.

Et d’une égale horreur nos cœurs étaient frappés :

Mais les prêtres bientôt nous ont enveloppés ;

Un nous a fait sortir. J’ignore tout le reste,lit venais vous conter ce désordre funeste.

JOSAEET.

Ah ! de nos bras sans doute elle vient l’arracher ;

Et c’est lui qu’à l’autel sa fureur vient chercher.Peut-être en ce moment l’objet de tant de larmes ..Souviens-toi de David, Dieu, qui vois mes alarmes !

SAL0M1TII.

Quel est-il, cet objet des pleurs que vous versez?

ZACHARIE.

Les jours d’Éliacin seraient-ils menacés?

SAL0M1TI1.

Aurait-il de la reine attiré la colère?

ZACHARIE.

Que craint-on d’un enfant sans support et saus père?

JOSAUET.

Ah ! la voici. Sortons : il la faut éviter.

SCÈNE III.

ATHALIE , AGAR, ABNER, suite d'athalie.

AGAR.

Madame, dans ces lieux pourquoi vous arrêter?

Ici tous les objets vous blessent, vous irritent.Abandonnez ce temple aux prêtres qui l’habitent;Fuyez tout ce tumulte, et dans votre palaisA vos sens agités venez rendre la paix.

ATHALIE.

Non, je ne puis : tu vois mon trouble et ma faiblesse.Va, fais dire à Mathan qu’il vienne, qu’il se presse.Heureuse si je puis Irouver par son secoursCette paix que je cherche, et qui me fuit toujours !(Elle s’assied.)

SCENE IV.

ATHALIE, ABNER, suite d’athalie

ABNER. ,

Madame, pardonnez si j’ose le défendre :