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PHÈDRE.
Un poison que Médée apporta dans Athènes.Déjà jusqu’à mon cœur le venin parvenuDans ce cœur expirant jette un froid inconnu ;Déjà je ne vois plus qu’à travers un nuageEt le ciel et l’époux que ma présence outrage ;
Et la mort, à mes yeux dérobant la clarté,
Rend au jour qu’ils souillaient toute sa pureté.
PANOPE.
Elle expire, seigneur !
THÉSÉE.
D’une action si noireQue ne peut avec elle expirer la mémoire IAllons, de mon erreur, hélas! trop éclaircis,Mêler nos pleurs au sang de mon malheureux filsAllons de ce cher fils embrasser ce qui reste,Expier la fureur d’un vœu que je déleste :Rendons-lui les honneurs qu’il a trop mérités;
Et, pour mieux apaiser ses mânes irrités,
Que, malgré les complots d’une injuste famille,Son amante aujourd’hui me tienne lieu de fille.
FIN DE PHEDRE.