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Théâtre complet de J. Racine
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ACTE IH, SCÈNE III.

Tu ne saurais plus loin pousser ta cruauté :

Ton triomphe est parfait; tous tes traits ont porté.Cruelle ! si tu veux une gloire nouvelle ,

Attaque un ennemi qui te soit plus rebelle,llippolyte te fuit, et, bravant ton courroux,Jamais à tes autels n’ailécbi les genoux ;

Tou nom semble offenser ses superbes oreilles.Déesse, venge-toi ; nos causes sont pareilles.

Qu’il aime... Mais déjà tu reviens sur tes pas,Œnonel On me déteste ; on ne t’écoute pas.

OEXÛXE.

11 faut d’uu vain amour étouffer la pensée,Madame; rappelez, votre vertu passée :

Le roi, qu’on a cru mort, va paraître à vos yeux ;Thésée est arrivé, Thésée est eu ces lieux.

Le peuple pour le voir court et se précipite.

Je sortais par votre ordre, et cherchais 1-Iippolyle,Lorsque jusques au ciel mille cris élancés...

l'HÈmtE.

Mon époux est vivant, Œnone; c’est assez.

J’ai fait l’indigne aveu d’un amour qui l’outrage :

J1 vil ; je ne veux pas en savoir davantage.

Je te l’ai prédit; mais tu n’as pas voulu :Sur mes justes remords les pleurs ont prévalu :Je mourais ce matin digne d’être pleurée ;

J’ai suivi tes conseils; je meurs déshonorée.

Mou époux va paraître, et son fds avec lui!

Je verrai le témoin de ma flamme adultèreObserver de quel front j’ose aborder son père,Le cœur gros de soupirs qu’il n’a point écoutés,

SCENE III.

PHEDRE, ŒNONE.

T

Quoi?

OENONE.

l'UElUIE.