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Théâtre complet de J. Racine
Entstehung
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526
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I’IlfcDRE.

Nourri dans les forêts, il en a la rudesse.

Ilippolyte, endurci par de sauvages lois,

Entend parler d’amour pour la première fois :

Peut-être sa surprise a causé son silence;

Et nos plaintes pent-être ont trop de violence.

OENOKE.

Songez qu’une barbare en son sein l’a formé.

PIlÈnRE.

Quoique Scythe et barbare, elle a pourtant aimé.

0EN0N6.

11 a pour tout le sexe une haine fatale.

puÈnnE.

Je ne me verrai point préférer de rivale.

Enfin tous tes conseils ne sont plus de saison :

Sers ma fureur, Œnone, et non point ma raison.

Il oppose à l’amour un cœur inaccessible :

Cherchons pour l'attaquer quelque endroit plus sensible.Les charmes d’un empire ont paru le toucher ;

A thènes l’attirait, il n’a pu s’en cacher ;

Déjà de ses vaisseaux la pointe était tournée,

Etla voile flottait, aux vents abandonnée.

Va trouver de ma part ce jeune ambitieux,

Œnone ; fais briller la couronne à ses yeux ;

Qu’il mette sur son front le sacré diadème :

Je ne veux que l’honneur de l’attacher moi-même.Cédons-lui ce pouvoir que je ne puis garder.

11 instruira mon fils dans l’art de commander;

Peut-être il voudra bien lui tenir lieu de père :

Je mets sous son pouvoir et le fils et la mère.

Pour le lléchir enfin tente tous les moyens;

Tes discours trouveront plus d’accès que les miens :Presse, pleure , gémis; peins-lni Phèdre mourante;

Ne rougis point de prendre une voix suppliante : -Je t’avouerai de tout; je n’espère qu’en toi.

Va : j’attends ton retour puur disposer de moi.

SCÈNE II.

PHÈDRE.

O toi qui vois la honte où je suis descendue,

Implacable Vénus, suis-je assez confondue!