ACTE I, SCÈNE II.
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Mais que sert d’affecter un superbe discours ?Avouez-le, tout change; et depuis quelques joursOn vous voit moins souvent, orgueilleux et sauvage,Tantôt faire voler un char sur le rivage,
Tantôt, savant dans l’art par Neptune inventé,Rendre docile au frein un coursier indompté :
Les forêts de nos cris moins souvent retentissent :Chargés d’un feu secret, vos yeux s’appesantissent.
11 n’en faut point douter, vous aimez, vous brûlez;Vous périssez d’un mal que vous dissimulez.
La charmante Aricie a-t-elle su vous plaire ?
IIIPPOLVTE.
Théramène, je pars, et vais chercher mon père.
THÉRAMÈNE.
Ne verrez-vous point Phèdre avant que de partir,Seigneur?
IIIPPOLVTE.
C’est mon dessein ; tu peux Pen avertir.Voyons-la, puisqu’ainsi mou devoir me l’ordonne.Mais quel nouveau malheur trouble sa chère Œnone?
SCÈNE II.
IIIPPOLYTE, ŒNONE, THÉRAMÈNE.ŒNONE.
Hélas 1 seigneur, quel trouble au mien peut être égal ?La reine touche presque h son tonne fatal.
En vain h l’observer jour et nuit je m’attache,
Elle meurt dans mes bras d’un mal qu’elle me cache;Un désordre éternel règne dans son esprit;
Son chagrin inquiet l’arrache de son lit ;
Elle veut voir le jour, et sa douleur profondeM’ordonne toutefois d’écarter tout le monde...
Elle vient.
IIIPPOLYTE.
11 suffit : je la laisse en ces lieux,
Et ne lui montre point un visage odieux.
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RACINE.