BAJAZET.
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Je verrai la sultane; et, par ma complaisancePar (le nouveaux serments de ma reconnaisancc,J’apaiserai, si je puis, son courroux.
N’exigez rien déplus. Ni la mort ni vous-mêmeNe me ferez jamais prononcer que je l’aime,Puisque jamais je n’aimerai que vous.
Hélas! que me (lit-il? Croit-il que je l’ignore?
Ne sais-je pas assez qu’il m’aime, qu’il m’adore ?Est-ce ainsi qu’à mes vusux il sait s’accommoder?C’est Roxane, et non moi, qu’il faut persuader,lie quelle crainte encor me laisse-t-il saisie !funeste aveuglement ! perfide jalousie 1Récit menteur ! soupçon que je n’ai pu celer !
Fallait-il vous entendre ? ou fallait-il parler ?
C’était fait, mon bonheur surpassait mon attente :J’étais aimée, heureuse, et Roxane contente.
Zaïre, s’il se peut, retourne sur tes pas :
Qu’il l’apaise. Ces mots ne me suffisent pas :
Que sa bouche, ses yeux, tout l’assure qu’il l’aime :Qu’elle le croie enfin. Que ne puis-je moi-mème,Échauffant par mes pleurs ses soins trop languissants,Mettre dans ses discours tout l’amour queje sens!Mais à d’autres périls je crains de le commettre.
ZAÏRE.
Roxane vient à vous.
ATALIBE.
Ah ! cachons cette lettre.
SCÈNE II.
ROXANE, AT ARIDE, ZATIME, ZATRE.ROXANE, à Zaliine.
Viens. J’ai reçu cet ordre. Il faut rintimider.
AT ALI DE , à Zaïre.
Va, cours ; et tâche enfin de le persuader.
SCÈNE III.
ROXANE, ATALIDE, ZATIME.
ROXANE.
Madame, j’ai reçu des lettres de l’armée.