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BAJAZET.
Peut-être je saurai, dans ce désordre extrême,Par uu beau désespoir me secourir moi-même ;Attendre, en combattant, l’eflet de votre foi,
Et vous donner le temps de venir jusqu’à moi.
ACOMAT.
Hé ! pourrai-je empêcher, malgré ma diligence,Que Roxane d’un coup n’assure sa vengeance ?Alors qu’aura servi ce zèle impétueux,
Qu’à charger vos amis d’un crime infructueux ?Promettez : affranchi du péril qui vous presse,Vous verrez de quel poids sera votre promesse.
ACOMAT.
Ne rougissez point : le sang des OttomansNe doit point en esclave obéir aux serments.Consultez ces héros que le droit de la guerreMena victorieux jusqu’au bout de la terre :Libres dans leur victoire, et maîtres de leur foi,L’intérêt de l’État lut leur unique loi ;
Et d’un trône si saint la moitié n’est fondéeQue sur la foi promise et rarement gardée.
Je m’emporte, seigneur.
BAJAZET.
Oui, je sais, Acomat,Jusqu’où les a portés l’intérêt de l’État :
Mais ces mêmes héros, prodigues de leur vie,
Ne la rachetaient point par une perfidie.
ACOMAT.
O courage inflexible ! ô trop constante foi,
Que, même en périssant, j’admire malgré moi !Faut-il qu’en un momeut un scrupule timidePerde... Mais quel bonheur nous envoie Atalide ?
SCÈNE IV.
BAJAZET, ATALIDE, ACOMAT.
ACOMAT.
Ah madame 1 venez avec moi vous unir,il se perd.