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ACTE V, SCÈNE V.
Et mon cœur, prévenu d’une crainte importune,Croit, même en espérant, irriter la fortune.
Niais que vois-je? Titus porte vers nous ses pas !Que veut-il?
Enfin, prince, je viens dégager ma promosse.Ilérénice m’occupe et m’afflige sans cesse :
Je viens, le cœur percé de vos pleurs et des siens,Calmer des déplaisirs moins cruels que les miens.Venez, prince, venez : je veux bien que vous-mêmePour la dernière fois vous voyiez si je l’aime.
Eli bien ! voilà l’espoir que tu m’avais rendu !
Et tu vois le triomphe où j’étais attendu !
Bérénice partait justement irritée !
Pour ne la plus revoir Titus l’avait quittée !
Qu’ai-je donc fait, grands dieux? quel cours infortunéA ma funeste vie aviez-vous destiné?
Tous mes moments ne sont qu’un éternel passagel)e la crainte à l’espoir, de l’espoir à la rage.
Et je respire encor ! Bérénice ! Titus !
Dieux cruels ! de mes pleurs vous ne vous rirez plus.
Non, je n’écoute rien. Me voilà résolue;
Je veux partir. Pourquoi vous montrer à ma vue?
SCÈNE III.
TITUS, ANTIOCIIUS, ARSACE.
TITUS, à sa suite.
Demeurez : qu’on ne me suive pas.
(à Antiochiis. )
SCÈNE IV.
i
l
ANTIOCHUS, ARSACE.
ANTIOCUÜS.
SCÈNE V.
TITUS, BÉRÉNICE, PHÉN1CE.
RÉRÉNICE.