ACTE V, SCÈNE I. 317
SCÈNE VIII.
TITUS, ANTIOCHUS, PAULIN, ARSACE, RUTILE.
RUTILE.
Seigneur, tous les tribuns, les consuls, le sénat,
Viennent vous demander au nom de tout l’État :
Un grand peuple les suit, qui, plein d’impatienee,
Dans votre appartement attend votre présence.
TITUS.
Je vous entends, grands dieux, vous voulez rassurerCe cœur que vous voyez tout prêt à s’égarer.
PAULIN.
Venez, signeur : passons dans la chambre prochaine ;
Allons voir le sénat.
ANTIOCHUS.
Ab ! courez chez la reine.
PAULIN.
Quoi 1 vous pourriez, seigneur, par cette indignité,
De l’empire à vos pieds fouler la majesté ?
Rome...
TITUS.
Il suffit, Paulin ; nous allons les entendre.
( à Antiochus. )
Prince, de ce devoir je ne puis me défendre.
Voyez la reine. Allez. J’espère, à mon retour,
Qu’elle ne pourra plus douter de mon amour.
ACTE CINQUIEME.
SCÈNE I.
ARSACE.
Où pourrai-je trouver ce prince trop fidèle?
Ciel, conduisez mes pas, et secondez mon zèle :Faites qu’en ce moment je lui puisse annoncerUn bonheur où peut-être il n’ose plus penser 1