BRJTANNICUS.
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yaiit de votre empire affermi la puissance,
On vit Claude; et le peuple, étonné de son sort,Apprit en même temps votre règne et sa mort.
C’est le sincère aveu que je voulais vous faire :Voilà tous mes forfaits. En voici le salaire:
Du fruit de tant de soins à peine jouissant,
En avez-vous six mois paru reconnaissant,
Que, lassé d’un respect qui vous gênait peut-être 1 ,Vous avez affecté de ne me plus connaître.
J’ai vu Burrhus, Sénèque, aigrissant vos soupçonsDe l’infidélité vous tracer des leçons ;
Ravis d’être vaincus dans leur propre science.
J’ai vu favorisés de votre confianceOthon, Sénécion, jeunes voluptueux,
Et de tous vos plaisirs llatleurs respectueux.
Et lorsque, vos mépris excitant mes murmures,
Je vous ai demandé raison de tant d’injures(Seul recours d’un ingrat qui se voit confondu ),Par de nouveaux affronts vous m’avez répondu.Aujourd’hui je promets Junie à votre frère ;lis se flattent tous deux du choix de votre mère :Que faites-vous? Junie enlevée à la courDevient en une nuit l’objet de votre amour :
Je vois de votre cœur Oetavie effacéePrêle à sortir du lit où je l’avais placée :
Je vois Pallas banni, votre frère arrêté :
Vous attentez enfin jusqu’à ma liberté;
Burrlms ose sur moi porter ses mains hardies.
Et lorsque, convaincu de tant de perfidies,
Vous deviez ne me voir que pour les expier,
C’est vous qui m’ordonnez de me justifier !
NlillON.
Je me souviens toujours que je vous dois l’empire;Et, sans vous fatiguer du soin de le redire,
Votre bonté, madame, avec tranquillitéPouvait se reposer sur ma fidélité.
Aussi bien ces soupçons, ces plaintes assidues,
Ont fait croire à tous ceux qui les ont entenduesQue jadis (j’ose ici vous le dire entre nous)
Vous n’aviez sous mon nom travaillé que pour vous» Tant d’honneurs, disaient-ils, et tant de déférence