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Théâtre complet de J. Racine
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LES PLAIDEURS.

■», ;

I

)

"Il

Et j’ai toujours été nourri par feu mon pèreDans la crainte de Dieu, monsieur, et des sergents.

l’intimé.

Non, à si bon marché l’on ne bat point les gens.

CnlCANEAÜ.

Monsieur, point de procès.

l’intimé.

Serviteur. Contumace,Béton levé, soufflet, coup de pied. Ah !

CniCANEAU.

Rendez-les-moi plutôt.

De grâce,

l’intimé.

Suffit qu’ils soient reçus ;Je 11e les voudrais pas donner pour mille écus.

SCENE V.

LÉANDRE, en robe de commissaire; CIIICANEAU,L’INTIMÉ.

l’intimé.

Voici fort à propos monsieur le commissaire.Monsieur, votre présence est ici nécessaire.

Tel que vous me voyez, monsieur ici présentM’a d’un fort grand soufflet fait un petit présent.

LÉANDRE.

A vous, monsieur ?

l’intimé.

A moi, parlant à ma personne.Item, un coup de pied; plus, les noms qu’il me donne.

LÉANDRE.

Avez-vous des témoins?

l’intimé.

Monsieur, tétez plutôt ;Le soufflet sur ma joue est encore tout chaud.

LÉANDRE.

Pris en flagrant délit, affaire criminelle.

CUICANEAO.

Foin de moi !

l’intimé.

Plus, sa fille, au moins soi-disant telle