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Théâtre complet de J. Racine
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ACTE II, SCÈNE IV.

Vous aurez la bonté (le me le bien payer.

CHICANEAU.

Moi, payer? en soufflets.

l’intimé.

Vous êtes trop honnête.

Vous me le payerez bien.

CniCANEAU.

Oh ! tu me romps la tête.

Tiens, -voilà, ton payement.

l’intimé.

Un soufflet ! Écrivons.

« Lequel Hiérôme, après plusieurs rébellions,

« Aurait atteint, frappé, moi sergent, à la joue,

« Et fait tomber, du coup, mon chapeau dans la boue.

CHICANEAU, lui donnant un coup de pied.Ajoute cela.

l’intimé.

Bon, c’est de l’argent comptant ;J’en avais bien besoin. « Et, de ce non content,« Aurait avec le pied réitéré. » Courage !

« Outre plus, le susdit serait venu, de rage,

U Pour lacérer ledit présent procès-verbal. »Allons, mon cher monsieur, cela ne va pas mal.Ne vous relâchez point.

»

CHICANEAU.

Coquin 1l’intimé.

Ne vous déplaise,

Quelques coups de bâton, et je suis à mon aise.

CHICANEAU, tenant un bâton.

Oui dà. Je verrai bien s’il est sergent.

l’intimé, en posture d’écrire.

Tôt donc,

Frappez. J’ai quatre enfants à nourrir.

CHICANEAU.

Ali ! pardon !

Monsieur, pour un sergent je ne pouvais vous prendre;Mais le plus habile homme enfin peut se méprendre.

Je saurai réparer ce soupçon outrageant.

Oui, vous êtes sergent , monsieur, et très-sergent.Touchez là : vos pareils sont gens que je révère;

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