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Théâtre complet de J. Racine
Entstehung
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161
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ACTE V, SCENE V.

sont ces deux amants? Pour couronner ma joie,Dans leur sang, dans le mien, il faut que je me noie ;Lun et lautre en mourant je les veux regarderRéunissons trois cœurs qui nont pu saccorder.

Mais quelle épaisse nuit tout à coup menvironne?

De quel côté sortir? D vient que je frissonne?Quelle horreur me saisit! Grâce au ciel, jentrevoi...Dieux ! quels ruisseaux de sang coulent autour de moi

PYLADE.

Ah seigneur !

ORESTE.

Quoi ! Pyrrhus, je te rencontre encore !Trouverai-je partout un rival que jabhorre?

Percé de tant de coups, comment tes-tu sauvé?Tiens, tiens, voilà le coup que je tai réservé.

Mais que vois-je? A mes yeux Ilermione lembrasse 1Elle vient larracher au coup qui le menace 1Dieux! quels affreux regards elle jette sur moi!Quels démons, quels serpents traîne-t-elle après soi!Eh bien ! fdles denfer, vos mains sont-elles prêtes?Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes?A qui destinez-vous lappareil qui vous suit?Venez-vous menlever dans léternelle nuit?

Venez, à vos fureurs Oreste sabandonne.

Mais non, retirez-vous, laissez faire Ilermione :Lingrate mieux que vous saura me déchirer;

Et je lui porte enfin mon cœur à dévorer.

PYLA.DE.

11 perd le sentiment. Amis, le temps nous presse;Ménageons les moments que ce transport nous laisse.Sauvons-le. Nos efforts deviendraient impuissantsSil reprenait ici sa rage avec ses sens.

EIN daNDROMAQCE