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ACTE II, SCÈNE I.
Mettre toujours ma gloire à sauver des ingrats.
ANDIIOMAQUE.
Hélas! il mourra donc! il n’a pour sa défenseQue les pleurs de sa mère, et que son innocence...Et peut-être après tout, en l’état où je suis,
Sa mort avancera la fin de mes ennuis :
Je prolongeais pour lui ma vie et ma misère;
Mais enfin sur ses pas j’irai revoir son père.
Ainsi, tous trois, seigneur, par vos soins réunis,Nous vous...
PYRRHUS.
Allez, madame, allez voir votre fils.Peut-être, en le voyant, votre amour plus timideNe prendra pas toujours sa colère pour guide.
Pour savoir nos destins j’irai vous retrouver :Madame, en l’embrassant, songez ù le sauver.
ACTE SECOND.
SCÈNE I.
HERMIONE, CLÉONE.
HERMIONE.
Je fais ce que tu veux. Je consens qu’il me voie;
Je lui veux bien encore accorder celte joie.
Pylade va bientôt conduire ici ses pas;
Mais, si je m’en croyais, je ne le verrais pas.
CLÉONE.
Et qu’est-ce que sa vue a pour vous de funeste?Madame, n’est-ce pas toujours le même OresteDont vous avez cent fois souhaité le retour,
Et dont vous regrettiez la constance et l’amour?
HERMIONE.
C’est cet amour payé de trop d’ingratitudeQui me rend en ces lieux sa présence si rude.
Quelle bonté pour moi, quel triomphe pour lui,
De voir mon infortune égaler son ennui !
Est-ce lù, dira-t-il, cette fière Hcrmione?,
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