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ACTE V, SCENE III.
Aimez, et possédez l’avantage charmantDe voir toute la terre adorer votre amant.
ronus.
Seigneur, jusqu’à ce jour l’univers en alarmesMe forçait d’admirer le bonheur de vos armes :
Mais rien ne me forçait, en ce commun effroi,
De reconnaître en vous plus de vertus qu’en moi.
Je me rends; je vous cède une pleine victoire :
Vos vertus, je l’avoue, égalent votre gloire.
Mlez, seigneur, rangez l’univers sous vos lois;
Il me verra moi-méme appuyer vos exploits :
Je vous suis ; et je crois devoir tout entreprendrePour lui donner un maître aussi grand qu’Alexandre.
CLÉOFILE.
Seigneur, que vous peut dire un coeur triste, abattu?Je ne murmure point contre votre vertu :
Vous rendez à Porus la vie et la couronne;
Je veux croire qu’ainsi votre gloire l’ordonne.
Mais ne me pressez point : en l’état où je suis,
Je ne puis que me taire, et pleurer mes ennuis.
ALEXANDRE.
Oui, madame, pleurons un ami si fidèle;
Faisons en Soupirant éclater notre zèle ;
Et qu’un tombeau superbe instruise l’avenirEt de votre douleur et de mon souvenir.