ACTE V, SCENE i.
P0LVN1CE.
Courons. Adieu, ma sœur.
ÉTÉOCLE.
Adieu, princesse, adieu.
ANTIGONE •
Mes frères, arrêtez 1 Gardes, qu’on les retienne ;Joignez, unissez tous vos douleurs à la mienne.
C’esl leur être cruels que de les respecter.
hémon.
Madame, il n’est plus rien qui les puisse arrêter.
ANTICONE.
Ali ! généreux Iiémon, c’est vous seul que j’implore :Si la vertu vous plaît, si vous m’aimez encore,
Et qu’on puisse arrêter leurs parricides mains ,
Hélas ! pour me sauver, sauvez ces inhumains.
ACTE CINQUIÈME.
SCÈNE I.
ANTIGONE.
A quoi te résous-tu, princesse infortunée?
Ta mère vient de mourir dans tes liras;
Ne saurais-tu suivre ses pas,
Et finir, en mourant, ta triste destinée?
A de nouveaux malheurs te veux-tu réserver?Tes frères sont aux mains, rien ne les peut sauverDe leurs cruelles armes,f.eur exemple t’anime à te percer le flanc ;
Et toi seule verses des larmes,
Tous les autres versent du sang.Quelle est de mes malheurs l’extrémité mortelle,Où ma douleur doit-elle recourir!Dois-je vivre? dois-je mourir?
Un amant me retient, une mère m’appelle ;
Dans la nuit du tombeau je la vois qui m’attend ;Ce que veut la raison , l’amour me le défend,
Et m’eu ôte l’envie.
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