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Abrégé chronologique de l'histoire des ordres de chevalerie, depuis l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem ou de Malte, en 1113, jusqu'à l'ordre royal de Hollande, en 1807
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donnoit publiquement des éloges, en lexhor-tant à devenir de jour en jour plus brave et plusjertueux. Si, au contraire , sa conduite avoitfait naître des plaintes, ou même de simplessoupçons , il recevoit une réprimande publiqueproportionnée à ses fautes , et on lexhortoit àfaire oublier ses torts à force de belles actions.

Quelque différence quon puisse supposer entreles mœurs du quinzième siècle et les mœurs pré-sentes, on se persuadera difficilement quun pareilrèglement ait jamais pu sobserver à la rigueur :à peine eût-il été praticable parmi d'humblescénobites, voués par état à labaissement; com-ment espérer quil se maintiendroit dans unesociété de guerriers excessivement délicats surle point dhonneur.

Outre les trente-six chevaliers, lOrdre com-prenoit quatre officiers ; savoir : un chancelier,toujours dignitaire ecclésiastique; un greffier,chargé de consigner dans les registres de lOrdreles hauts faits des chevaliers , ou les punitions etcorrections-décernées contre quelquun dentreeux, et tous les actes capitulaires ; un trésorier,dépositaire des revenus de lOrdre ; enfin , unHérault, nommé Mont-Saint-Michel , qui de-voit exécuter les ordres du souverain, visiter lesprovinces, sinformer exactement de la conduite