pour être reçus, y furent contraints par les cen-sures ecclésiastiques.
Le décret par lequel le roi accepta cette bulle,'déclare le véritable esprit daus lequel il l’enten-doit ; il y répète plus d’une fois que ce nouvelordre n’étoit que la réformation de celui du Tem-ple. Tous les biens qui avoient appartenu à Celui-ci lui furent rendus. Tous les revenus, pôur letemps qu’ils avoient été en séquestre , furentpayés au nouveau maître ; et ce qui décèle encoreplus les vues qui avoient dirigé le roi, c’est qu’ildéclara par une cbartre que toutes les sentencescontre les Templiers, obtenues par la couronne,étoient nulles de droit, et qu’il rendoit à l’Ordreréformé tout ce qui lui avoit été enlevé par cemoyen, én recorraoissant expressément la justicedes anciennes donations par lesquelles ils l’a-voient possédé.
Or, observe M. Gorrea, tant de soins ne furentpas perdus. Un siècle après la mort du roi Denis,ces chevaliers, pour lesquels il avoit montré tantde zèle, devinrent un des principaux instrumensde la grandeur de sa nation et d’une des révolu-tions les plus extraordinaires dont l’histoire fassemention. Il faut, ajoute-t-il, en dire quelquesmots.
Vers 1420, l’infant don Henri, fils du roi