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Abrégé chronologique de l'histoire des ordres de chevalerie, depuis l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem ou de Malte, en 1113, jusqu'à l'ordre royal de Hollande, en 1807
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56 HISTOIRE DES ORDRES

Les chevaliers, restés fidèles, transférèrent lesiège de lOrdre à Margentheim ou Marienthal,en Franconie. Ils y élurent pour grand-maîtreWalter de Cromberg, et intentèrent un procès àAlbert, que lempereur mit au banc de lem-pire. Mais tout fut inutile : des sentences, desdécrets qui nétoient pas soutenus par la force ,ne pouvoienl rien. Lordre na pu rentrer dansses domaines, et il nest plus que lombre de cequil étoit autrefois.

Dans le temps de sa splendeur, il avoit vingt-huit commandeurs de ville, quarante-six de châ-teaux, quatre-vingt-un hospitaliers, trente-cinqmaîtres de couvent, quarante maîtres dhôtel,trente-sept pourvoyeurs, quatre-vingt-treizemaîtres de moulins, sept cents frères ou cheva-liers pour aller à larmée, cent soixante - deuxfrères de chœur, ou prêtres, et six mille deuxcents serviteurs ou domestiques.

Il étoit divisé, comme lordre de Malte, enchevaliers, chapelains, et frères servans.

Lâge déterminé pour y être reçu, étoit celuide quinze ans. Ceux qui se présentoient dévoientêtre forts et robustes pour résister aux fatiguesde la guerre. A leur réception, ils faisoientlessermens et les vœux dont nous avons parlé. Leurrègle étoit extrêmement dure : ils navoient rien