DE CHEVALERIE. 25
terrible etdonne à la justice même unairde ven-geance et de fureur.
Quoi qu’il en soit, l’Ordre fut réuni à celuide Saint-Jean de Jérusalem , avec une partie deses biens : Philippe le Bel ne retint que les deuxtiers de son mobilier pour s”indemniser des dé-penses du procès.
Voyez l’ordre du Christ , date de i5ig.
La croix des Templiers est pag. i, pl. l re , n° 2 .
NOTE.
Vers le milieu du dernier siècle, un baron (le IIun clenseigna en Allemagne que l’ordre des Francs-Maçonsn’étoit qu’une association continuée de l’ordre des Tem-pliers, destinée à en perpétuer l’existence, cl que sonbut étoit de rétablir cette société. On fit circuler uneliste de ses possessions, et le plus haut grade fut d’êtrereçu templier avec toutes les cérémonies de l’anciennechevalerie ; on reçut des docteurs en droit et en mé-decine chevaliers de l'épée.
Cette prétendue restauration de l’ordre des Tem-pliers échauffa les esprits. On eut d’abord des sommesimmenses, dont une partie étoit employée en dépensesd’ordre, et une autre très-considérable couloit dans unecaisse générale, dont personne , excepté les premiersd’entre les frères , ne savoit l’emploi. On eut ensuitedes thaumaturges , ou faiseurs de prodiges , tels qu’unSchrœpfer, un Gassner, un Saint-Germain, un Mesmer,