DE CHEVALERIE.
i5
de l’Ordre, qui sont celles de grand - comman-deur , de grand-maréchal, de grand-hospitalier ,de grand-amiral , de grand-conservateur , degrand-baillif, de grand-chancelier , et de turco-palier , ou général de la cavalerie et des gardesde la marine.
Chaque prieuré a un nombre de commanderies,dont les unes sont destinées aux chevaliers, ellesautres indifféremment aux chapelains et aux ser-vans d’armes.
Pour êtrè chevalier, il faut prouver quatre de-grés de noblesse paternelle et maternelle. Il n’y aque ceux-là qui puissent parvenir aux dignités debaillifs, de grands-prieurs et de grands-maîtres.On les appelle chevaliers de justice , pour lesdistinguer des chevaliers de grâce, qui sont cer-taines personnes qui, n’étant pas nobles d’ex-traction , ont mérité, par quelque action de va-leur ou quelque service rendu à l’Ordre, d’êtremis au rang des nobles , et de jouir des mêmeshonneurs.
A quelques exceptions près , qui ne tombentque sur les pages du grand-maître et les ecclé-siastiques, nul ne doit se présenter pour être reçudans l’Ordre qu’il n’ait au moins seize ans accom-plis. Cependant l’usage des dispenses du pape surcet article est devenu commun.