ï4 HISTOIRE DES ORDRES
Le grand-maître est sur le pied de prince sou-verain j il a le titre d’altessee'minentissime. Tousles chevaliers, sans exception,lui doivent obéis-sance en tout ce qui n’est point contraire à larègle et aux statuts de l’Ordre ; et c’est lui quidonne les provisions des grands prieurés, desbaillages et des commanderies ; mais , dans lesaffaires importantes, il ne peut rien sans le con-seil , où il n’a que deux voix à cause de sa préémi-nence. Ce conseil est composé ordinairement dugrand-maître et des grand’croix, qui sont l’évêquede Malte , le prieur de l’église , les baillifs con-ventuels et les baillifs capitulaires, auxquels sejoignent, quand il est complet, les deux plus an-ciens chevaliers de chaque langue.
Les langues sont les différentes nations dontl’Ordre est composé. Il y en avoit dix : Provence,Auvergne, France, Italie, Arragon, Allemagne,Castille, Angleterre, Prusse et Russie: Le schismed’Angleterre et la révolution de France les ontréduites à six, auxquelles, par le traité d’Amiens,du 4 germinal X ( 25 mars 1802), il en a étéajouté une septième, sous le titre de langue mal-taise , qui n’exige pas de preuves de noblesse,parce quelle est destinée en partie aux habitansdes îles de Malte, Gose et Comine.
Les chefs de ces langues ont les grandes charges