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et de bonne foi, et bien faites peur honorer les senti - 1mens de leur auteur : a. Les vues libérales et bien fai—33 santés de Sa Majesté ne tendent qu’à rendre à la33 plus belle découverte de nos temps modernes tout>3 son lustre et toute sa dignité. Dans ses intentions,33 les imprimeurs, associés à l'enseignement des bonnes33 doctrines , auxiliaires utiles des hommes de lettres33 et des savans , rempliront dans la société une sorte>3 de ministère d’autant plus important, qu'il assure33 la libre communication des esprits , la propagation33 des lumières et le maintien des maximes nationales.33 M. le directeur général s’estime heureux d’avoir été33 appelé , par le choix honorable du souverain , à diri-33 ger cette noble profession, et il se glorifiera d’avoir33 à lui rendre compte du bon esprit dont elle sera dé-33 sormais animée, et à désigner à sa bienveillance les33 imprimeur» qui auront bien mérité de la patiie et33 des arts. 33
On voit que ce n’est pas seulement d’aujourd’huique l’on a considéré la censure comme favorable à laliberté de la presse ; et tout ce que M. le ministre del’intérieur a pu dire à cet égard, est certainement jus-tifié par les réilexions que je viens de citer du ministrede la censure sous Bonaparte.
M. de Pommereul est beaucoup moins précis etmoins circonstancié dans les instructions qu’il adresseaux censeurs que dans celles qu’il donne aux impri-meurs ; cette différence était commandée par les conve-nances : les lumières .de MM. les censeurs lui indi-quaient assez qu’il n’avait pas besoin d’entrer dans deglands détails pour leur faire comprendre les intentionsbienfaisantes de l’Empereur; aussi se tient-il à leurégard dans des généralités ; il a soin seulement que cesgénéralités embrassent tout; après quoi, il ajoute :« L’intention libérale de Sa Majesté est qu’à ces ex-33 ceptions près , la presse jouisse d’une entière liberté. 33
— On dit que lè ministère cherche à faire supprimerla liberté de la presse, par la crainte de l’abus que nouspourrions en faire. Il nous semble qu’un moyen in-faillible de savoir si cette crainte est fondée , seraitd’examiner qui, depuis six mois, a le plus usé de cetteliberté, dans l’intérêt des lois, du bon ordre et de lamorale publique, des ministres, ou de la nation. Nousavons beaucoup de peine à croire que le résultat decet examen fût à l’avantage des ministres ; et s’il étaitfait avec une sévère impartialité, on finirait peut-êtra