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1 (1815)
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67
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et de bonne foi, et bien faites peur honorer les senti - 1mens de leur auteur : a. Les vues libérales et bien fai33 santés de Sa Majesté ne tendent quà rendre à la33 plus belle découverte de nos temps modernes tout>3 son lustre et toute sa dignité. Dans ses intentions,33 les imprimeurs, associés à l'enseignement des bonnes33 doctrines , auxiliaires utiles des hommes de lettres33 et des savans , rempliront dans la société une sorte>3 de ministère dautant plus important, qu'il assure33 la libre communication des esprits , la propagation33 des lumières et le maintien des maximes nationales.33 M. le directeur général sestime heureux davoir été33 appelé , par le choix honorable du souverain , à diri-33 ger cette noble profession, et il se glorifiera davoir33 à lui rendre compte du bon esprit dont elle sera-33 sormais animée, et à désigner à sa bienveillance les33 imprimeur» qui auront bien mérité de la patiie et33 des arts. 33

On voit que ce nest pas seulement daujourdhuique lon a considéré la censure comme favorable à laliberté de la presse ; et tout ce que M. le ministre delintérieur a pu dire à cet égard, est certainement jus-tifié par les réilexions que je viens de citer du ministrede la censure sous Bonaparte.

M. de Pommereul est beaucoup moins précis etmoins circonstancié dans les instructions quil adresseaux censeurs que dans celles quil donne aux impri-meurs ; cette différence était commandée par les conve-nances : les lumières .de MM. les censeurs lui indi-quaient assez quil navait pas besoin dentrer dans deglands détails pour leur faire comprendre les intentionsbienfaisantes de lEmpereur; aussi se tient-il à leurégard dans des généralités ; il a soin seulement que cesgénéralités embrassent tout; après quoi, il ajoute :« Lintention libérale de Sa Majesté est quà ces ex-33 ceptions près , la presse jouisse dune entière liberté. 33

On dit que ministère cherche à faire supprimerla liberté de la presse, par la crainte de labus que nouspourrions en faire. Il nous semble quun moyen in-faillible de savoir si cette crainte est fondée , seraitdexaminer qui, depuis six mois, a le plus usé de cetteliberté, dans lintérêt des lois, du bon ordre et de lamorale publique, des ministres, ou de la nation. Nousavons beaucoup de peine à croire que le résultat decet examen fût à lavantage des ministres ; et sil étaitfait avec une sévère impartialité, on finirait peut-êtra