Variétés. 3^5
pignorls qui s’engrènent ensemble et qui font leursrévolutions par un mécanisme à-peu-près semblableà celui d’une montre ou d’une pendule. L’idée decette machine a paru si utile et si belle , qu’on acherché à la perfectionner et à la rendre plus com-mode dans la pratique. Leibnitz s’est occupé long-temps de ce problème , et il a trouvé effective-ment une machine plus simple que celle de Pascal.Malheureusement toutes ces machines sont coû-teuses , un peu embarrassantes par le volume, etsujettes à se déranger. Cette découverte coûta degrands efforts de tête à Pascal, tant pour l’inven-tion que pour faire concevoir la combinaison desrouages aux ouvriers chargés de l’exécuter.
L’Anglais Nicolas Saunderson , aveugle , l’undes plus étonnans mathématiciens qu’il y ait eu aumonde, a inventé une arithmétique palpable : c’estune machine dont on trouve la description dans sesElémens d’algèbre traduits par Jaucourt.
Lord Stanhope a imaginé , en 1786, deux ma-chines arithmétiques ; la première, de la grandeurd’un vol. in- 8°, sert à faire avec exactitude les opé-rations les plus compliquées de l’addition et de lasoustraction 3 la seconde est de la grandeur d’unetable à écrire : par le moyen d’une vis, on résouttous les problèmes de la multiplication et de la divi-sion ; et si l’opérateur se trompe et fait faire à la visune révolution de plus , il voit tout-à-coup sortirde la table une petite boule d’ivoire , dont la pré-sence l’avertit de son erreur.