364 AMUSEMENS PHILOLOGIQUES,
les siècles de barbarie, d’ignorance et de supersti-tion ; niais elle commença à revoir le jour en Eu-rope vers i 52 o, sous François I er et Charles-Quint.Avant ce temps , l’usage de disséquer les corps pas-soit pour un sacrilège; André Vesale, de Bruxelles,en est regardé comme le premier restaurateur. Onconnoît une consultation que Charles-Quint fit faireaux théologiens de Salamanque , pour savoir si , euconscience , on pouvoit disséquer un corps humainpour en connoître la structure.
Frédéric Ruysch a fait les premières injectionsanatomiques.
iVRITHMÉTIQUE. B. Pascal, à peine âgé de 19ans, découvrit, en 1642, la fameuse machine arith-métique , par laquelle, sans autre secours que celuides yeux et de la main, on peut faire toutes sortesde calculs sur les nombres. Les pièces qui en for-ment le principe et l’essence , sont plusieurs rou-leaux ou barillets parallèles entre eux et mobilesautour de leurs axes. Sur chacun d’eux on écritdeux suites de nombres depuis zéro jusqu’à neuf,lesquels vont en sens contraire , de sorte que lasomme de deux chiffres correspondans forme tou-jours neuf. Ensuite 011 fait tourner par un mêmemouvement tous ces barillets de gauche à droite, etles chiffres dont on a besoin pour les différentesopérations de l’arithmétique , paroissent à traversde petites fenêtres percées dans la face supérieure.La machine est composée d’ailleurs de roues et de