VARIÉTÉS. ‘‘ 27 5
nehaut, femme de Sigebert, premier roi d’Aus-trasie , en 568, et par la suite, de Mérouée, a étéfille, sœur, femme, tante, mère , aïeule et bi-saïeule de rois. Clotaire II , qui lui reprocboit d’a-voir fait périr dix rois , la fit condamner à une mortinfâme. Elle fut abandonnée pendant trois jours auxinsultes de la soldatesque et à la cruauté des bour-reaux ; ensuite on l’attacha à la queue d’une cavaleindomptée. C’est ainsi qu’elle périt misérablementen 6i3, par ce genre de supplice digne de ces tempsde barbarie ( 1 ).
DES SENS.
Voici l’ordre des sens , tel que la nature paroîtl’avoir établi pour les différens êtres.
Dans l’homme , le toucher est le premier , c’est-à-dire, le plus parfait ; le goût est le second; la vue,le troisième ; l’ouïe le quatrième ; et l’odorat, ledernier.
Dans le quadrupède , l’odorat est le premier ; legoût, le second ; la vue, le troisième ; l’ouïe, le qua-trième; et le toucher ,1e dernier.
(î) M. Girault, membre des Académies de Dijon , Besancon ,Paris, etc. , et président de la Commission archéologique per-manente formée dans le sein de l’Académie de Dijon, a publiéune savante Dissertation sur le lieu du supplice de Brunehaut( V. le Magasin Encyclopédique, décembre t8io). D’après lesrecherches de cet antiquaire distingué, il paroît démontré quecette princesse a été arretée a Orville, que sou supplice a eu liena Renève sur la Vingeanne, village de la Côte-d’Or, et que sesossemens ont été transportés daiijS l’église de $.-Martiu d’Autundont elle étoit fondatrice.