2 y4 amtjsemevs PHILOL06IQUÈS.
duej ridée de la véritable grandeur, c’est Antonin;et un seul homme privé , c’est Socrate.
La grandeur d’ame consiste dans la fermeté , ladroiture et l’élévation des sentimens ; ajoutez-y unesprit vaste , lumineux et profond, vous aurez un£rand homme.
« Si j’avois été destiné à être roi, dit le Prince deLigne , j’aurois voulu prendre un peu de Cathe-rine II , de Frédéric le Grand et de l’empereur Jo-seph. » Pour moi, en qualité de Français, je ne pren-drais pas chez trois nations; un peu de François I,presque tout Henri IV , et les trois quarts deLouis XIV feraient un roi qui vaudi’oit bien celuidu Prince de Ligne.
Pline l’Ancien dit, liv. VII, qu’on ne trouve danstoute la suite des siècles que la seule Lampido ,reine de Lacédémone, qui ait eu le bonheur d’êtreiille, femme et mère de rois. L’Histoire de Franceoffre plusieurs exemples de cette nature, et celatient au système salutaire de la royauté héréditaire.
La reine Claude , fille du roi Louis XII , a étéfemme du roi François I, et mère du roi Henri II.
Anne-Marie-Mauricette d’Autriche a été plus heu-reuse sous ce rapport, car elle a été fille de Phi-lippe III, roi d’Espagne, sœur de Philippe IV,femme de Louis XIII, et mère de Louis XIV.
Nous trouvons encore un exemple plus saillantdans la première race de nos rois, La fameuse Bru-
t